Ce poème qui traite de la liberté des droits de l'homme reflete parfaitement la situation vécu par les coréens; de plus il nous porte à réfléchir sur ce que représente réellement les droits de l'homme pour nous
Mais tout est faux...
Droits de l'Homme :
de beaux mots...
"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits".
De beaux mots
pour mieux occulter les droits innés
à la Vie et à la Liberté...
De beaux mots
pour criminaliser
le mal-pensant
et le Résistant...
De beaux mots
pour entretenir l'illusion
de droits et d'une justice...
De beaux mots
confisqués par les Amis
et complices des bourreaux...
De beaux mots
pour tromper l'opinion,
légitimer toutes les exactions...
De beaux mots
étendard des bourreaux
et des amis des bourreaux...
De beaux mots
conditionnés,
que l'on doit mendier...
De beaux mots
magiques
pour "masquer"
une réalité tragique...
De beaux mots
pour transformer les bourreaux
en victimes,
et les victimes en bourreaux...
De beaux mots
inscrits dans la Constitution
en label d'innocence...
De beaux mots
pour "persuader" la victime
qu'elle n'est pas victime,
qu'elle a des droits
et que ses droits
sont respectés...
De beaux mots
mis en avant
pour en violer
les fondements...
De beaux mots
comme preuve de vertu
de celui qui torture
et qui tue...
De beaux mots
pour organiser l'impunité
et l'intouchabilité,
des ordures
et des salauds...
De beaux mots
affichés dans les Palais
et dans les caves
des saigneurs...
De beaux mots
que se sont appropriés
des officines
pour trier bonnes
et mauvaises victimes...
De beaux mots
pour juger qui est victime,
qui peut prétendre (peut-être),
à des droits,
et qui ne doit pas en avoir...
De beaux mots
conditionnés
aux droits des bourreaux,
à leur impunité,
et à leur intouchabilité...
De beaux mots
parfois concédés
aux victimes,
par les bourreaux
ou par les amis
des bourreaux...
De beaux mots
jetés aux victimes
comme des os à ronger
jetés à des "animaux"
comme preuve de leur bonté
et de leur générosité...
De beaux mots
pour juger
"les violences
justes et nécessaires
afin que force reste à la loi"...
De beaux mots
pour nous dire
qu'on doit tout subir,
souffrir, "
parfois"mourir,
sans rien dire...
De beaux mots
pour nous dire
que tout est "légitime"
qu'on a heureusement
"les Droits de l'Homme" !...
De beaux mots
pour nous dire
que toute violation
est "illusion"
ou allégation...
De beaux mots
pour nous dire
quels criminels
nous sommes...
De beaux mots
pour nous dire
que nous avons
obligatoirement
commis les pires
crimes
dans une vie passée
ou future...
Oublié, ou pire encore,
refusé de nous prosterner
et de ramper devant les idoles...
Egratigné ou bousculé quelque dogme...
Outragé l'innocence de quelque innocent...
Violé les droits indescriptibles de "l'Homme supérieur"...
Blasphémé "la race humaine"...
Attenté aux droits fondamentaux et légitimes du tortionnaire...
Traumatisé le noble chercheur, délateur, rédacteur ou expéditeur de lettres de cachet...
Entravé l'action nécessaire de quelque police de la pensée, dont le but est de "favoriser le dialogue, promouvoir la fraternité, la paix et la justice entre les hommes"...
Effleuré de nobles doigts de pied (les doigts de l'Homme supérieur) de quelque justiciers...
Touché aux droits divins des Israéliens qui ne veulent que du bien aux Palestiniens...
Contesté le droit de tabasser des musulmans ; d'occuper l'Afghanistan, de tuer et de torturer des "talibans" pour "défendre nos valeurs, nos libertés, notre démocratie et nos Droits de l'homme";
Suspecté les "violences légitimes, justes et nécessaires ; les morts "naturelles", les morts "légitimes" ...
De beaux mots
qui sonnent faux...
De beaux mots
pour régaler les bourreaux...
De beaux mots
Etendard des bourreaux
De beaux mots
semoule de vertu des beaux
Ricos...
De beaux mots
pour ajouter
de l'ignominie
à l'ignominie...
De beaux mots
pour écrire et décrire
une fumisterie,
une hypocrisie...
De beaux mots
pour justifier
toutes les saloperies,
toutes les ignominies
des bourreaux...
Daniel Milan
Cet article prouve que le pays contrôle toutes les formes de médias possibles ; les gens sont sous l'emprise des idéologies du dictateur et n'ont pas la possibilité d'avoir accès aux imformations qui leur permettrait de se révolter
Les médias du pays [/COLOR]
Les médias sont tous contrôlés par le parti unique Le régime offre à la population une "propagande abrutissante".
L’article 11 de la Constitution nord-coréenne définit le régime strict de l’Etat-Parti : « La République démocratique populaire de Corée doit conduire toutes ses activités sous la direction du Parti du travail de Corée. »
La presse défend les grands mensonges du régime
Les médias officiels peuvent distiller les grands mensonges du régime sans subir une concurrence de médias indépendants ou étrangers. La dizaine de médias du pays, notamment le Rodong Shinmun (Le Journal des travailleurs), l’agence de presse Korean Central News Agency, la télévision nationale JoongAng Bang Song sont au service exclusif du culte de la personnalité de Kim Il-Sung et de Kim Jong-Il.
A la faculté de journalisme de l’université Kim Il-sung de Pyongyang, les étudiants apprennent à respecter le « plan permanent d’information » qui hiérarchise strictement l’information. Première priorité : faire la publicité de la grandeur de Kim Il-sung et de son fils Kim Jong-il. Ensuite, démontrer la supériorité du socialisme nord-coréen et dénoncer la corruption bourgeoise et impérialiste. Enfin, dénigrer l’instinct d’invasion des impérialistes et des Japonais. Le Parti compte par ailleurs sur les journalistes pour promouvoir l’histoire officielle.
Le sort des journalistes :
En Corée du Nord, une faute de frappe ou un commentaire malheureux peuvent coûter cher. Des camps, des usines ou des fermes d’Etat où le travail est obligatoire, sont le passage obligé des fonctionnaires, notamment des journalistes,qui ont commis une erreur.
Reporters sans frontières a également appris en 2004 que des journalistes seraient détenus dans des camps de concentration.
Les nouveaux moyens technologiques:
En l’absence d’Internet - les e-mails sont interdits - et de paraboles satellitaires, capter les programmes en coréen des radios étrangères reste pour un certain nombre d’habitants du Nord l’unique manière de contourner la propagande officielle. Aujourd’hui, de plus en plus de postes de radio pénètrent dans le pays, notamment à Pyongyang, en provenance de Chine populaire.
Fin 2003, le Parti a lancé une vaste campagne de vérification des radios. Le 13 juin 2004, les autorités nord-coréennes ont désigné les postes de radio comme « nouveaux ennemis du régime ». On sait que Kim Jong-il avait ordonné, en 1999, d’augmenter la surveillance des machines à écrire et des photocopieurs de peur qu’ils ne soient utilisés contre le régime. Mais, en novembre 2004, on aurait trouvé dans des régions frontalières de la Chine, des tracts dénonçant la dictature et l’idéologie du djoutché.
Certains officiels nord-coréens affichent clairement leur hostilité à la presse internationale acceptée au compte-gouttes dans le pays. En septembre, le ministre des Affaires étrangères, Paek Nam-sun, avait dit sèchement : « Les journalistes sont tous des menteurs. »